• En fuite à la lisière du possible _25_

     

    25 - Pacte

     

    A leur réveil Damouce et Tamel s’étonnèrent auprès de Nàci de ne plus voir leur premier enfant.

    Aux explications embarrassées de celui-ci ils devinèrent qu’un nuage noir avait traversé le ciel pendant leur sommeil.

    Et plus Nàci tentait de se justifier, plus les deux enfants furent convaincus de sa culpabilité.

    Il finit par avouer les menaces et interdictions qu’il avait proférées à l’encontre de son « frère ».

    -         Je ne sais ce qui m’a pris, mais lorsque j’ai vu que personne ne voulait de mon délicieux potage à la courge, un fruit que j’avais amoureusement planté, soigné, arrosé puis mitonné à feu doux, dans des herbes sélectionnées de mon jardins aux mille senteurs, une porte sombre s’est ouverte en moi et un vilain génie en a profité pour m'envahir l'esprit.
    C’est lui qui parlait en s’emparant de ma bouche et de ma voix !

    -         A présent le mal est forgé …

    -         et seul un feu vif et ample peut en attendrir la pointe.

    -         Dites-moi ce que je puis faire pour cela. Oh oui, dites le moi ! Je voudrais tant obtenir votre pardon !

    -         L’errance de Laeb ne peut être conjurée, à présent elle est inscrite dans son ciel.
    Cependant tu peux promettre de la protéger chaque fois que l’occasion s’en présentera.

    -         Mais comment ?

    -         En détournant de lui ses ennemis lorsque leur pression se fera trop forte …

    -         en lui assurant un abri et la subsistance toutes les fois qu’il sera dans la peine.

    -         Je le promets volontiers.

    Nàci paraissait sincèrement désirer cela, alors, sur ces paroles généreuses tous trois se mirent à table.

    Après avoir réchauffé à feu mesuré le récipient contentant sa soupe, Nàci put enfin en servir une pleine bolée à chacun.
    Il versa, faisant durer la chute du liquide coloré. Puis guetta les visages.

    Les deux enfants portèrent leur cuillère fumante à la bouche.

    A peine la gorgée fut-elle engloutie qu’une couleur rosée gagna leurs joues accompagnée d’un large sourire, lequel illumina dans l’instant le visage de Nàci.

     

     

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  • Commentaires

    1
    Vendredi 2 Mars 2012 à 15:48

    Je n'ai encore jamais commenté ici mais j'aime la qualité des textes. Bonne continuation !

    2
    Aunryz Profil de Aunryz
    Samedi 3 Mars 2012 à 21:00

    Merci pour l'encouragement ! Dans le domaine des commentateurs, il y a, comme chez les médecins, les généralistes...ils ont raison, on prend moins de baffe en retour (sourire)²

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