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    05- Dépliure

     

    Tamel guérissait.

    Petit à petit, des parties de son corps réapparaissaient, se dépliaient depuis la parcelle de néant où elles s’étaient réfugiées pour se protéger des paroles armées de dents et du désir de mordre sans toucher.

    Le calme était revenu au-dehors. Bientôt Tamel pourrait à nouveau respirer librement et peut-être même marcher et tenter lui aussi, comme l’ami lointain, d’émettre son propre « touhytt…touhytt…touhytt ».

    Mais il lui faudra se rappeler qu’il est des lieux où la porte, si elle semble ouverte à tous, avertit en réalité de la présence d'un seuil gardé, d’un lieu privé où le geste la langue et jusqu’au sourire sont codifiées.

    De ces parcelles du réel, Tamel sait qu'il ne devra plus s’approcher.

     

     (Version du 2 septembre 2014)

      

     

     

     


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