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    Comme le coup de griffe, d’un jeune chat repu, au ventre de sa mère, le cri d’un oiseau égratigne le ciel et laisse une cicatrice colorée dans toutes les consciences à demi-éveillées.

    La roche défend, de tout le poids de son immobilité, l’espace conquis sur le néant, ces lieux où s’appuient, pour se reposer des fatigues du mouvement, la masse grouillante du vivant.

    Le vent aide tout ce qui aspire au voyage – parfums, appels du bec ouvert, des ventres troublés, plumes assoiffées de soleil – et s’oublie, au point qu’aucun de ceux qu’il porte ne songe seulement à le remercier.

    Pendant ce temps, dans le village des Hules qui passe lentement sur le monde, ni Tamel, ni son nom ne sont attendus hormis en quelques prophéties obscures.


    Alentour, rien de ce qu’il sera n’est ignoré de la plus infime parcelle des « s’écoulant ».
     

     


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