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- Il est encore sorti. Presque toutes les nuits il disparaît ainsi de son lit, probablement par la fenêtre, je ne le vois jamais passer devant ma chambre. Mais d’où lui vient ce désir ? Son père peut-être … Il ignore pourtant tout de lui et surtout dans quel contrée de ce monde là il pourrait bien se trouver à présent ?
« Il faut partir, un peu, faire ce geste de la promenade qui étend le grand corps du dieu au moyen du regard, brouiller ce qui risquait de se figer, autant dans nos esprits qu’en nos chairs. Il faut, de nos désirs d’émerveillement, faire naître une bise, une bourrasque, une tornade … peu importe, la vie se nourrit de vent. »
Sur le chemin, ces mots trottaient dans tête de Tamel, ces mots, une musique ou une odeur, peut-être un peu de tout cela, qui le poussait doucement sur un chemin qu’il voyait à peine, sous des étoiles qui ne brillaient que pour lui et ses animaux dont il entendait de temps à autre la surprise, au bord de la rencontre, et qui profitaient de l’absence de l’homme pour oublier la peur.
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