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La nuit n'était pas parvenue à entamer vraiment la chaleur qui, la veille, avait pris possession de la vallée.
Hommes, femmes, enfants apparaissaient aux fenêtres alors que le jour pointait à peine, les paupières lourdes et les traits tirés.
Peu d'entre eux avaient dormi autrement qu'en petits épisodes agités entrecoupés de longues périodes d'éveil mises à profit pour se désaltérer ou chercher vainement un peu d'air à la fenêtre ou sur le seuil.
La journée s'annonçait aussi chaude que la précédente et dans chaque maison on s'empressait de refermer les volets et les fenêtres pour conserver le plus longtemps possible le peu de fraîcheur que le répit avait apporté en fin de nuit.
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 midi la chaleur était devenue insupportable.
On avait renoncé à envoyer les enfants à l'école ainsi qu'à leur disputer le lavoir où la plupart d'entre eux s'étaient réfugiés.
Les pieds dans l'eau, ou même totalement immergés, ils avaient très vite cessés les jeux d'eaux - bien trop épuisants - pour se laisser aller à la somnolence.
Quant à eux, les adultes essayaient tant bien que mal de vaquer à leurs occupations quotidiennes. Mais aucun travail de fatigue n'avait été entrepris. La forge était tiède et les champs déserts.
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La note perça le silence avec une telle sincérité que tous ceux aux oreilles desquels elle parvint s'attendirent à voir tomber ...
Mais rien ne troubla l'absence de ciel.
- Vous avez vu s'écria le petit Tphom en levant sa main potelée droit au dessus de sa tête
- Le soleil ! Il est tout riquiqui …
Tous les regards se dirigèrent vers l'endroit que pointait le bambin.
- On dirait qu'il a reculé
- Il fait moins chaud
- Tiens ! C'est vrai, il y a un peu d'air
…
Sol ! Sol ! Sol du haut qui tient le ciel Sol du bas qui tient nos pas Une gamme de l'un à l'autre Qu'on fait durer, durer, durer Pour les éloigner l'un de l'autre Et respirer
Sol ! Sol ! Celui qui est Solitaire et nous Sur le Sol de la terre. Sur la flûte on posera les doigts Au même endroit ce soir une seconde fois
Sol ! Sol ! De ton poids libéré Quand sous l'horizon Tu seras tombé Alors enfin le sommeil viendra Et la lune tous ensemble vers elle Nous appellera !
...
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- Eh bien Damouce ! où étais tu passée ?
La petite bouille ronde s'éclaira d'un sourire solaire. - J'étais en train d'apprendre mon solfège.
…
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