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Ils avaient profité d’une nuit sans lune et d’un ciel de neige qui buvait la moindre clarté, le plus petit reflet, pour se glisser sans bruit dans le village. Les hommes furtifs n’eurent aucune peine à ouvrir les portes des maisons, très peu étaient fermées à clef, ils choisirent donc de se limiter à celles-ci et de ne s’occuper des autres que si la première quête s’averrait infructueuse. Toutefois, par précaution, à tour de rôle, un seul d’entre eux pénétra dans chacune des maisons, laissant les autres à guetter au dehors et s’y limita à un vol, saisissant l’objet qui lui semblait le plus précieux après avoir hâtivement battu un coup ou deux, jamais plus, son briquet. … Chacun des sept visiteurs de la nuit était entré une douzaine de fois dans une des maisons, et à présent tous avaient sur le dos un sac bien rempli qu’ils étaient bien en peine de porter, autant du fait de son volume que de son poids. Sans qu’il fut nécessaire qu’ils échangent un mot, les hommes reprirent le chemin qui les avait conduits en ces lieux quelques heures plus tôt puis disparurent dans la direction de la vallée. … Damouce fut la première debout dans la maison, elle se dirigea vivement dans la grande pièce et dès qu’elle y fut poussa un grand cri de joie ! Le père Noël ! Le père Noël ! Maman, il est passé, et il a bien voulu de mon cadeau ! Un peu partout dans le village d’autres enfants, tout comme Damouce, manifestaient leur joie. |