Les arbres saluaient le passage des humains . En leur tenue d’automne ils étaient aisément reconnaissables les uns des autres. Celui là tel un épouvantail, levant deux bras au ciel que prolongeaient de gigantesques mains, cet autre rond et débonnaire...
Lire la suiteC'était un peu avant le milieu de la nuit, Tamel venait de terminer son repas, acceptant pour première fois, l'eau de vie de Mirabelle que Serponé, le patron de l'auberge voulut lui offrir après le café. A peine avait-il reposé son verre qu'à la table...
Lire la suiteAu bord de la falaise, l’herbe était aussi abondante et dense qu’ailleurs, rien ne laissait supposer que l’horizon s’y effondrait. Pourtant, aucun mouton du troupeau ne se laissait surprendre en cette ligne où sa chute aurait duré une bonne poignée de...
Lire la suitePeut-être la proximité de l'orage ? - La chaleur n'avait cessé de croître durant toute la journée - Il était là, les ailes pendant pitoyablement le long du corps. De ce long corps nu et luisant qui semblait dire à Tamel: – Non vraiment, c'est inutile...
Lire la suiteDans ce carré, une douzaine de points minuscules. Ils semblaient immobiles, mais l’œil patient se rendait bien compte de temps à autre, sans pourtant avoir perçu de mouvement, que leur configuration avait changé. Pendant quelques instants, l’enfant qui...
Lire la suite- C’est pas juste ! La part de Damouce est plus grosse. - Pas vrai ! c’est celle de Migrace. - Mais regarde-la donc, la mienne ! La pointe est … rien qu'en pointe. - La mienne, elle a été coupée là où le trottoir est tout épais. Ça me fait presque pas...
Lire la suiteTrois corps au moins constituaient, à première vue, la masse de chair roulée en boule sur la place du village, s’agitant en tous sens et qui était apparemment le siège d’un violent combat interne ponctué de cris d’efforts, de bruits d’impacts et de gémissements....
Lire la suiteL’un tenait le pied de la ponette de manière à ce que l’intérieur du sabot soit bien visible et l’autre, à l’aide d’une grosse pince faisait les ongles à l’animal puis lorsqu’ils avaient été suffisamment raccourcis, dégageait, au moyen d’un crochet, la...
Lire la suiteCe jour là, personne ne vit Tamel . Et nul ne songea a son absence. Tout se passait au village des Hûles, comme si le petit enfant, le jeune garçon, l'adolescent, l'homme d'âge mur, le vieillard ou le mourant qu'il avait été ou serait un jour, s'était...
Lire la suiteUn jour le village des Hules fut suffisamment près de la mer pour qu’on puisse l’apercevoir depuis les fenêtres des maisons les plus hautes. Tous eurent alors le désir d’aller à sa rencontre. Si la tradition évoquait bien ce lac immense dont on ne peut...
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