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- Cela fait trois jours qu’il est ainsi Archos et Anthelme ont tout essayé : plantes, manipulations du corps, de l’âme, rien n’y fait. Ils disent qu’il est parti, il peut aussi bien revenir à l’instant … ou jamais. Pressés autour du corps d’un petit enfant qui pouvait avoir cinq ans, de nombreux hules au regard inquiet, certains les traits creusés par la veille, font silence. [Les extrêmes ne se touchaient presque plus. Insensiblement, ils tendaient à se séparer de l’autre pour rejoindre le même. Ainsi, les pulsions du magma ne rendaient plus tout à fait ce son si rond qu’il en était, d'ordinaire, inaudible pour la plupart des oreilles des vivants] - C’est étrange cette musique mécanique qui devient de plus en plus nette, ici mais aussi partout dans le village. Je suis certain que c’est en rapport avec le … départ de Tamel. [Un esprit se glissait au milieu de cette antithèse même du combat de vie, amorce de séparation, rupture, refus qui se manifestait au sein de la matière primordiale. Un esprit qui tentait un murmure, caressait le noir et le blanc pour les convaincre. L’esprit de Tamel qui refusait la fin de son monde] En un lieu, puis un autre, puis un troisième la tendance s’inversa, des doigts redevinrent paume et acceptèrent à nouveau de soutenir la vie. Pour un temps. - Sa main a bougé, il revient ! Le visage d’Asselpa était transfiguré par la joie, celle d’une mère qui voir revenir à elle son enfant . - Bonjour maman, bonjour Archos, bonjour Anthelme. J’ai une bonne nouvelle pour tout le monde ici. Ce bruit de mort va cesser autour de nous. Si vous acceptez de renoncer, les uns à accélérer, les autres à arrêter la marche du village, Ils continueront à soutenir la vie en nous. Pour un temps … |