Seul le vent donnait, au gré de ses caprices, un peu de relief à l’étendue de sable où s’était posé l’enfant. En soulevant quelques grains, d’une saute d’humeur vive et brève ou en déplaçant petit à petit une dune entière, si insensiblement que l’œil...
Lire la suite- Il est encore sorti. Presque toutes les nuits il disparaît ainsi de son lit, probablement par la fenêtre, je ne le vois jamais passer devant ma chambre. Mais d’où lui vient ce désir ? Son père peut-être … Il ignore pourtant tout de lui et surtout dans...
Lire la suiteIls s’étaient mis en marche bien avant le lever du soleil. Et pour cause, c’est précisément ce lever royal auquel ils souhaitaient tous deux assister. L’envie était venue à Tamel dès l’arrivée du village dans la crique des montagnes et fut avivée par...
Lire la suiteDamouce avait promis à Tamel de toujours respecter son sommeil. Mais lorsque celle-ci bondit sur son lit en hurlant et chantant à tue-tête, il ne lui fit aucun reproche ... il faisait nuit.
Lire la suiteTamel regardait, les yeux dans le vague , bien au-delà des objets posés sur les étagères, de l’autre côté, environnés d’éclats de lumières mouvants. Soudain, la pierre d’ardoise que lui avait donnée Damouce avant qu’il descende vers la vallée, s’échappa...
Lire la suiteIl avait promis et aurait préféré perdre mille fois la vie que de manquer à sa parole. D’autant que celle-ci l’engageait vis-à-vis de son propre frère, celui-là même qui lui avait offert le plus précieux présent que l’on puisse faire à un vivant. Vingt...
Lire la suiteDes mots qu'il laissait passer comme le ruisseau fait de l'eau, coulaient dans la tête de l'enfant "Il n’y a pas de hiérarchie plus impitoyable qu’au dernier barreau de l’échelle. L’œil naïf croit y voir la plate-forme qui surplombe le monde, d’une horizontalité...
Lire la suiteTout en haut du peuplier, qui se mourrait lentement depuis qu’une partie des eaux du ruisseau avait été captée, la pie célébrait un dieu, son dieu. L’arbre l’aidait autant qu’il pouvait à porter au loin le chant vif et pourtant rauque comme les pierres...
Lire la suiteDans une quasi-obscurité, à une centaine de mètres de la porte Est du village des Hules. La toute petite fille faisait plus de tapage dans le minuscule étang qu’un troupeau entier de jeunes hippopotames semoncés et corrigés par leurs parents. Elle chantait...
Lire la suiteLe Mat Celui que les chiens mordent au mollet Sur le bord d’un chemin Entre le baiser du soleil et la caresse d’une bruine légère La toile de ses rêves tressée d’une infinité de fils soyeux gorgés de vie Le Mat se repose et boit en son sommeil Aux sources...
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